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Vendredi 12 janvier Au revoir le Belize, direction le Guatemala. Traversée mouvementée, deux heures sur un petit bateau. Une expérience qui secoue, ça tape très fort. J’arrive à Livingston terre garifuna au bout du monde, accessible uniquement par bateau. On avoisine les quarante degrés, passage de la frontière plutôt improvisé mais rapide. L’hôtel une merveille, niché dans un jardin tropical, face à la mer avec hamacs et chaises suspendus. Je discute un long moment avec le personnel. Ils ont aussi un restaurant, le pizzaiolo tient à me faire goûter ses spécialités, on verra … En me baladant, les locaux sont sympathiques, ils sont intrigués par ma présence car très peu de touristes. Le village est complètement improbable avec un quartier à part vers la plage ouest, une sorte de ghetto noir.

On me déconseille d’aller mais au final j’y vais. Un autre monde, 100% black garifuna, les gens vivent dans une misère extrême. Beaucoup de saleté, déchets et pollution cependant les gens semblent être heureux. Tout le monde me dit bonjour, j’ai traversé des coins douteux mais à aucun moment je ne me suis senti en danger. Je m’arrête dans un bar local, je discute avec trois personnes, on parle de foot, je paye une tournée de bière Gallo. On écoute de la musique, on boit une deuxième bière, ils fument des produits locaux. Je décide de sortir de ce quartier avant la tombée de la nuit car west beach peut être dangereuse. En marchant un gars me dit de monter sur sa moto car apparemment pas loin il y’a des black maras. J’hésite, je le suis, effectivement il avait raison. Il m’avait vu boire avant avec ces amis et le propriétaire du bar lui a demander de me ramener en ville. Il s’appelle Gulya, d’un coup on fait un tour en moto, je lui demande de conduire, il accepte,
on fait une jolie balade. On évite le coin des Mayas 3, complètement spanish.Je dois insister énormément pour lui mettre un peu d’essence.

Une belle expérience. En rentrant le propriétaire de la guesthouse me voit descendre de la moto, il n’en revient pas. Soirée tranquille dans une gargote familiale toujours pas la moindre trace d’un touriste. J’adore. Livingston est décidément à la hauteur de mes attentes.

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Venerdì 12 gennaio Arrivederci Belize, direzione Guatemala. Traversata frenetica, due ore su una piccola imbarcazione. Un’esperienza tremante, colpisce molto forte. Arrivo a Livingston, terra Garifuna alla fine del mondo, raggiungibile solo in barca. Siamo intorno ai quaranta gradi, un passaggio di frontiera un po’ improvvisato ma veloce. L’hotel è una meraviglia, immerso in un giardino tropicale, fronte mare con amache e poltrone pensili. Parlo a lungo con lo staff. Hanno anche un ristorante, il pizzaiolo vuole farmi assaggiare le sue specialità, vedremo… Mentre giro la gente del posto è cordiale, sono incuriositi dalla mia presenza perché ci sono pochissimi turisti. Il villaggio è del tutto improbabile con un quartiere separato verso la spiaggia di ponente, una sorta di ghetto nero. Mi consigliano di non andare ma alla fine vado. Un altro mondo, Garifuna nero al 100%, le persone vivono in estrema povertà. Tanta sporcizia, rifiuti e inquinamento, eppure le persone sembrano essere felici. Tutti mi hanno salutato, ho attraversato alcune curve discutibili ma in nessun momento mi sono sentito in pericolo. Mi fermo in un bar della zona, chiacchiero con tre persone, parliamo di calcio, compro un giro di birra Gallo. Ascoltiamo musica, beviamo una seconda birra, fumiamo prodotti locali. Decido di lasciare questa zona prima che cali la notte perché West Beach può essere pericolosa. Mentre cammino un ragazzo mi dice di salire sulla sua moto perchè a quanto pare ci sono delle maras nere poco distanti. Esito, lo sono, infatti aveva ragione. Mi aveva già visto bere con questi amici e il proprietario del bar gli ha chiesto di riportarmi in città. Si chiama Gulya, all’improvviso facciamo un giro in moto, gli chiedo di guidare, lui accetta,
facciamo una bella passeggiata.

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Evitiamo l’angolo di Mayas 3, tutto spagnolo, devo insistere parecchio per dargli un po’ di benzina. Un’esperienza grandiosa. Tornando a casa, il proprietario della guesthouse mi vede scendere dalla moto, non ci può credere. Serata tranquilla in un ristorante di famiglia, dove ancora non c’è la minima traccia di turista. Adoro. Livingston è sicuramente all’altezza delle mie aspettative.

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