Jeudi 11 janvier Une courte nuit en prévision d’une journée bien chargée. Ici on ne compte pas en kilomètres mais en heures. Parfois pour parcourir 100 km il faut 3 heures … Le propriétaire de la guesthouse m’emmène gentiment à l’embarcadère. Placencia a été agréable jusqu’au dernier moment. Un petit bateau traverse la mangrove pour rejoindre Independence. Le seul moyen de rejoindre la gare routière à une dizaine de km c’est le stop. C’est incroyable qu’entre les deux il n’y a rien… Le bus arrive, j’adore cette ambiance. Un vieux modèle tout coloré, une musique d’enfer, un conducteur survolté, des passagers extravertis. Je n’ai pas vu les 4 heures passer. Un véritable spectacle de joie et bonne humeur. Polluants, bruyants, pas d’horaires ce sont les chickens bus. C’est du local, les touristes sont effrayés, moi j’adore même si c’est long. À l’arrivée à Punta Gorda, une jolie maison d’hôte, un peu décentrée.
Une chaleur accablante, on dépasse le 36 degrés, pas de vent, une fournaise. Le village décadent, totalement à l’abandon, malgré tout, je trouve un charme, jadis devait être très prospère. Renseignements sur les formalités du passage de frontière, achat du billet du bateau, je suis prêt pour retourner demain quelques jours au Guatemala. Je discute avec des locaux, tous hispanophones, je fais la connaissance de Diego, un supporter de Paris. Avec son maillot, il est fier, il connaît de nom Marseille, l’Om aussi mais il est à fond PSG. Pas possible même ici. Bye-bye Punta Gorda, terre de frontière. Bye-bye Belize avec tes plages de rêves et tes fonds marins exceptionnels.
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Giovedì 11 gennaio Una breve notte in attesa di una giornata impegnativa. Qui non si contano in chilometri ma in ore. A volte per percorrere 100 km ci vogliono 3 ore… Il proprietario della guesthouse mi accompagna gentilmente al molo. Placencia è stata piacevole fino all’ultimo momento. Una piccola barca attraversa le mangrovie per raggiungere Indipendenza. L’unico modo per raggiungere la stazione degli autobus, a una decina di chilometri, è fare l’autostop. È incredibile che tra i due non ci sia niente… Sta arrivando il bus, adoro quest’atmosfera. Un vecchio modello colorato, ottima musica, un guidatore eccitabile, passeggeri estroversi. Non ho visto passare le 4 ore. Un vero spettacolo di allegria e buon umore. Inquinanti, rumorosi, senza orari, questi sono i Chicken Bus. È locale, i turisti hanno paura, mi piace anche se è lungo. All’arrivo a Punta Gorda, una graziosa guest house, un po’ fuori centro. Caldo opprimente, superiamo i 36 gradi, niente vento, una fornace. Il borgo decadente, totalmente abbandonato, nonostante tutto, trovo un fascino, un tempo doveva essere molto prospero. Informazioni sulle formalità per l’attraversamento della frontiera, acquisto del biglietto della nave, sono pronto per tornare in Guatemala per qualche giorno domani. Chiacchiero con la gente del posto, tutta di lingua spagnola, incontro Diego, tifoso del Parigi. Con la sua maglia è orgoglioso, conosce il Marsiglia per nome, anche l’Om ma è fino in fondo tifoso del PSG. Non è possibile… Ciao Ciao Punta Gorda, terra di confine. Addio Belize con le tue spiagge da sogno e i tuoi fondali eccezionali.