Mercredi 3 janvier Tout le monde parle sur l’île d’une plage, la Plage, Secret Beach. C’est loin, je n’ai pas envie de louer une voiturette de golf ni de faire du stop avec des amerlocs. Pas de motos, ni de scooter sà la location, pas de bus, rien.Je ne lache rien, je persévère et je trouve enfin un vieux vélo. Une vingtaine de km, sur des routes défoncées sous un soleil de plombe, what else? En réalité, je me régale, je suis le seul vélo sur cette route empruntée par des dizaines de voiturettes bondées.
Je fais l’attraction pour ces gros capitalistes, moi je savoure ma balade, je m’arrête de temps en temps pour boire et manger des morceaux de pastèque. Enfin, tout transpirant, j’arrive dans cette magnifique plage. C’est vraiment très beau, ça vaut bien ce gros effort. J’ai une seule chose en tête me baigner. J’étends mes affaires mouillées, je m’installe, un rasta surgit nulle part m’interpelle. Il veut me vendre de la bonne, il m’appelle gringo. Je réponds aussitôt: Hi man, as-tu vu ma tête ? Il rigole en me disant on est les seuls deux fous à venir ici en vélo. Je lui propose de se baigner mais apparemment il ne sait pas nager. Il contrôle mes affaires… moi je plonge avec gourmandise.
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Je passe une heure dans l’eau, je le surveille quand même, on ne sait jamais. Cliff le rasta dort profondément. Drôle de façon de contrôler des affaires, sourire. Je repars car la route est longue. Petit détail, j’ai oublié de manger. Une petite gargote sur la route fera l’affaire. Pour changer poulet, riz et haricots. C’est dur quand même … quelques km avant San Pedro, je me baigne à nouveau entouré par des pélicans. Je dois rendre le vélo avant qu’il fasse nuit. Le louer n’en revient pas pas que j’ai fait une quarantaine de km avec son vélo pourri. Il a failli me demander un supplément pour l’usure mais j’ai anticipé en disant que sans doute je le prendrai demain aussi…Pas sûr, on verra mon état au réveil. Je suis fier de moi, de ma motivation ainsi que de mon endurance. Dans quelques jours 57, pas mal, pas mal.
Mercoledì 3 gennaio Tutti sull’isola parlano di una spiaggia, la Beach, Secret Beach. È lontano, non voglio noleggiare un golf cart o fare l’autostop con gli amerloc. Niente moto, niente scooter a noleggio, niente autobus, niente, non mi arrendo, persevero e finalmente trovo una vecchia bici. Una ventina di km, su strade sconnesse sotto un sole cocente, che altro? In realtà mi sto divertendo, sono l’unica bici su questa strada usata da decine di carretti affollati. Sono l’attrazione di questi grandi capitalisti, mi godo la passeggiata, mi fermo di tanto in tanto a bere e mangiare pezzi di anguria. Finalmente, tutto sudato, arrivo in questa magnifica spiaggia. È davvero bello, ne vale la pena. Ho solo una cosa in mente: nuotare
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Stendo le mie cose bagnate, mi sistemo, un rasta non appare da nessuna parte e mi chiama. Vuole vendermi roba buona, mi chiama gringo. Rispondo subito: Ciao amico, hai visto la mia faccia? Lui ride e mi dice che siamo gli unici due pazzi a venire qui in bici. Gli suggerisco di andare a nuotare ma a quanto pare non sa nuotare. Controlla i miei affari… mi immergo con avidità. Sto un’ora in acqua, lo tengo comunque d’occhio, non si sa mai. Cliff il rasta dorme profondamente. Modo divertente per gestire le cose, sorridi. Riparto perché la strada è lunga. Piccolo dettaglio, ho dimenticato di mangiare. Un piccolo ristorante sulla strada farà al caso vostro. Per cambiare pollo, riso e fagioli. È dura però… qualche km prima di San Pedro, nuoto di nuovo circondato dai pellicani.
Devo restituire la bici prima che faccia buio. Noleggiandolo non posso credere di aver fatto una quarantina di km con la sua bici schifosa. Quasi mi ha chiesto un extra per l’usura ma gliel’ho anticipato dicendo che probabilmente lo avrei preso anche domani… Non so, vedremo come mi sentirò al risveglio. Sono orgoglioso di me stesso, della mia motivazione e della mia resistenza. In 57 giorni, niente male, niente male.