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Samedi 8 février Hôtel Central Latacunga

Direction le Cotopaxi, un volcan mythique a 6000 mètres, une montée technique avec des conditions climatiques extrêmes. Une heure de route pour rejoindre le parking puis j’entame la montée avec 5 personnes dont Eric le guide, obligatoire pour l’ascension. Il fait froid, le vent se lève, le terrain est complètement différent du Chimborazo, le volcan de la semaine dernière. Très glissant, sur ce sol instable à tout moment on peut chuter.

Au bout de deux heures, la pluie arrive puis la neige qui ne tient pas sur le sol. J’avance péniblement, l’altitude, l’effort, la météo, je puise au fond de mes réserves mentales et physiques. Je pense à des choses agréables, je me projette sur des voyages à venir tout en restant concentré. Le sol est rougeâtre, gorgé de minéraux, très friable, j’ai chuté sans gravité au moins deux fois. Beaucoup de gens abandonnent au fil de la montée, pour moi hors de question de ne pas terminer. La neige devient plus insistante, je suis tout blanc. Enfin j’arrive à destination, quel soulagement, quel bonheur. Avec deux danois, on se serre dans les bras. Quel bonheur. Le guide nous félicite, il nous offre une gorgé d’alcool local, très très fort. La descente est encore plus pénible que la montée, très glissante, la neige compliqué le choses. Pas loin du parking, je croise un animal, un mixte de renard, coyote.

Très affamé, il cherche à manger. Il doit être habitué à voir des humains. Quelle expérience, le Cotopaxi, encore un défi de taille que je m’étais lancé. Ce voyage c’est un révélation, je sens que quelque chose est en train de se passer au plus profond de moi.

Sabato 8 febbraio Hotel Central Latacunga

Direzione Cotopaxi, un vulcano mitico a 6000 metri, una scalata tecnica con condizioni meteorologiche estreme. Un’ora di macchina per raggiungere il parcheggio, poi inizio la salita in 5 persone tra cui Eric, la guida obbligatoria per la salita. Fa freddo, il vento si sta alzando, il terreno è completamente diverso dal Chimborazo, il vulcano emerso la settimana scorsa.

Molto scivoloso, su questo terreno instabile si può cadere in qualsiasi momento. Dopo due ore arriva la pioggia e poi la neve che non si attacca al terreno. Vado avanti con difficoltà, l’altitudine, la fatica, il meteo, sto attingendo alle profondità delle mie riserve mentali e fisiche. Penso a cose piacevoli, pianifico viaggi futuri mantenendo la concentrazione. Il terreno è rossastro, ricco di minerali, molto friabile, sono caduto almeno due volte senza gravi conseguenze. Molti rinunciano man mano che la salita prosegue, per me non si parla nemmeno di non arrivare alla fine. La neve sta diventando più pesante, sono tutto bianco. Finalmente arrivo a destinazione, che sollievo, che felicità. Con due danesi ci abbracciamo. Che gioia! La guida si congratula con noi e ci offre un sorso di alcol locale, molto, molto forte.

La discesa è ancora più difficile della salita, molto scivolosa, la neve complica le cose. Non lontano dal parcheggio, mi imbatto in un animale, un incrocio tra una volpe e un coyote. Ha molta fame e cerca qualcosa da mangiare. Deve essere abituato a vedere gli umani. Che esperienza, Cotopaxi, un’altra grande sfida che mi sono prefissato.

Questo viaggio è una rivelazione, sento che qualcosa sta accadendo nel profondo di me.

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