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Mardi 4 février Hotel Rio à Riobamba

Je pourrais opter pour une journée tranquille mais non, j’ai trop envie de découvrir de belles choses. Je commence par un rasage chez un barbier à l’ancienne. Aujourd’hui j’ai décidé de visiter un secteur de forêts et cascades. Un bus local m’emmène vers un village à presque deux heures de Riobamba ensuite je vais me débrouiller. Palictahua c’est complètement perdu dans les montagnes, je croise uniquement des indigènes, dans le bus je ne comprends absolument rien. J’espère pouvoir rentrer à Riobamba car les bus ici sont aléatoires. Je commence à marcher au long du fleuve,au bout de 4 km le pont que je suis censé traverser n’existe plus. Remporté par la crue du fleuve, le seul moyen de traverser c’est un tyrolienne artisanale avec un minuscule strapontin.

Des villageois me propose de me tirer, c’est flippant mais amusant. Le problème que de l’autre côté il n’y aura personne pour m’aider, le retour s’annonce incertain. Sacrée aventure. Je commence mon ascension de la montagne, je ne croise personne, si je me perds je suis foutu, je mémorise mon chemin. Je suis tenté de faire marche arrière puis je décide de continuer. Les chemins boueux, la végétation dense, je suis seul avec les oiseaux. Je découvre une première cascade, une deuxième, enfin mon objectif l’œil du fantôme.

J’ai marché deux heures, une bonne grimpette, j’ai adoré ces paysages verdoyants. Je redescends ressourcé mais un peu inquiet par rapport au retour. J’arrive au point de la tyrolienne, il n’y a personne pour m’aider à franchir le fleuve. Je reste une heure en guettant l’autre côté, personne. Les rares passants ne me voient pas, je me souviens que j’ai un sifflet dans le sac a dos. Excellente idée, un villageois m’entend, il m’aide avec le sourire, je lui propose un peu d’argent mais poliment il refuse. Maintenant le bus ..je commence à marcher, c’est l’inconnu pour le retour. Je vois un camion bétonnière, je fais du stop, il m’emmène à 1 km du village, c’est ça de gagné. J’achète sur la route des empanadas car je n’ai pas mangé puis je cherche l’arrêt incertain du bus pour Riobamba. Les villageois me disent que c’est imminent, j’attends deux heures… sacrée notion du temps. Il commence à faire nuit, le bus déglingue arrive, je suis soulagé car je n’avais envie de dormir dans une cabane ou dans une grange. J’arrive à Riobamba exténué à 22 heures.

J’ai marche pendant presque huit heures mais ça valait la peine. Je mange rapidement un pizza puis je file à mon hôtel pour me reposer.

Martedì 4 febbraio Hotel Rio a Riobamba

Potrei optare per una giornata tranquilla ma no, ho tanta voglia di scoprire cose belle. Inizio con una rasatura alla vecchia maniera in un barbiere vecchio stile. Oggi ho deciso di visitare una zona di foreste e cascate. Un autobus locale mi porta in un villaggio a circa due ore da Riobamba e poi me la cavo. Palictahua è completamente sperduta tra le montagne, incontro solo gente del posto, sull’autobus non capisco niente. Spero di poter tornare a Riobamba perché qui gli autobus sono molto distratti. Inizio a camminare lungo il fiume, dopo 4 km il ponte che dovrei attraversare non esiste più.

Travolti dalla piena del fiume, l’unico modo per attraversarlo è una teleferica artigianale con un piccolo strapontin. Alcuni abitanti del villaggio si offrono di spararmi, è spaventoso ma divertente. Il problema è che dall’altra parte non ci sarà nessuno ad aiutarmi, il ritorno sembra incerto. Che avventura! Inizio la mia scalata sulla montagna, non incontro nessuno, se mi perdo sono fregato, imparo a memoria il percorso. Sono tentato di tirarmi indietro, ma poi decido di continuare. Sentieri fangosi, vegetazione fitta, sono solo con gli uccelli. Scopro una prima cascata, una seconda, infine il mio obiettivo è l’occhio del fantasma. Ho camminato per due ore, una bella salita, mi sono piaciuti tantissimo questi paesaggi verdi. Torno giù riposato ma un po’ preoccupato per il ritorno. Arrivo al punto della teleferica, non c’è nessuno che mi aiuti ad attraversare il fiume. Rimango per un’ora a guardare dall’altra parte, nessuno. I pochi passanti non mi vedono, mi ricordo che ho un fischietto nello zaino. Ottima idea, un abitante del villaggio mi sente, mi aiuta con un sorriso, gli offro dei soldi ma lui rifiuta gentilmente.

Adesso l’autobus…comincio a camminare, è l’ignoto del ritorno. Vedo un camion betoniera, faccio l’autostop, mi porta a 1 km dal villaggio, ed è una vittoria. Compro le empanadas per strada perché non ho mangiato, poi cerco l’incerta fermata dell’autobus per Riobamba. Gli abitanti del villaggio mi dicono che è imminente, aspetto due ore… che idea del tempo.

Sta facendo buio, arriva l’autobus malandato, sono sollevato perché non volevo dormire in una capanna o in una stalla. Arrivo esausto a Riobamba alle 22.00.

Ho camminato per quasi otto ore, ma ne è valsa la pena. Mangio velocemente una pizza e poi vado in albergo a riposarmi..

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