Lundi 3 février Hotel Rio à Riobamba.
Le réveil à l’aube, je suis prêt, le volcan Chimborazo m’attend. On tente l’aventure avec un petit groupe de fous avec Paul le directeur d’orchestre. Presque 6500 mètres c’est une destination mythique, redoutée, fascinante. On monte en voiture jusqu’au premier refuge puis des heures de marche dans la neige, le vent et la glace. Dans ce voyage, je suis sans cesse dans le dépassement de MOI, je me délecte à pousser au delà de mes limites. Je me suis bien préparé physiquement mais le mental fait la différence.
La silhouette du volcan est impressionnante. Sur le chemin des multiples croix, sinistres souvenirs des nombreux accidents, morts et disparus dans des crevasses. La météo est changeante, le vent coupe le visage, je suis bien équipé mais l’altitude me mets à dure épreuve. Je suis essoufflé, je mâche des feuilles de coca, des petites gorgées d’eau, je respire unique par le nez, je m’arrête tous les 300 mètres. Le paysage est sublime, je pense à ceux qui ont parcouru cette montagne sacrée. La neige me colore en blanc, les crevasses sont très dangereuses, la manteaux neigeux peut les cacher. Avec mes bâtons de randonnée je tâte le terrain. C’est long, c’est dur, je puis au plus profond de moi, j’avance. La récompense est là, sublime, majestueuse, cette montagne me transcende.La descente est pénible car la neige s’intensifie, je peux glisser à tout moment. Ça y est, il est là,le refuge synonyme d’accomplissement de cette énième aventure.
Je suis sur mon chemin personnel, ma vie n’est plus que jamais un voyage à la recherche de moi même. Chimborazo merci. La vie est belle.
Lunedì 3 febbraio Hotel Rio a Riobamba.
Sveglia all’alba, sono pronto, il vulcano Chimborazo mi aspetta. Tentiamo l’avventura con un piccolo gruppo di pazzi sotto la guida di Paul, il direttore d’orchestra. A quasi 6500 metri è una meta mitica, temuta, affascinante. Saliamo in auto fino al primo rifugio e poi camminiamo per ore nella neve, nel vento e nel ghiaccio. In questo viaggio supero costantemente ME STESSO e mi diverto a spingermi oltre i miei limiti. Mi sono preparato bene fisicamente, ma è l’aspetto mentale a fare la differenza.
La sagoma del vulcano è impressionante. Sul cammino delle molteplici croci, sinistri ricordi dei numerosi incidenti, morti e sparizioni nei crepacci. Il tempo è variabile, il vento mi taglia la faccia, sono ben equipaggiato ma l’altitudine mi mette a dura prova. Sono senza fiato, mastico foglie di coca, bevo piccoli sorsi d’acqua, respiro solo con il naso, mi fermo ogni 300 metri. Il paesaggio è sublime, penso a chi ha percorso questa montagna sacra. La neve mi colora di bianco, i crepacci sono molto pericolosi, il manto nevoso può nasconderli. Con i miei bastoncini da trekking esploro il terreno. È lungo, è difficile, non riesco a sopportarlo nel profondo, vado avanti. La ricompensa è lì, sublime, maestosa, questa montagna mi trascende. La discesa è difficile perché la neve si intensifica, potrei scivolare da un momento all’altro. Eccolo lì, il rifugio sinonimo del compimento di questa ennesima avventura.
Sono sulla mia strada personale, la mia vita è più che mai un viaggio alla ricerca di me stesso. Chimborazo grazie. La vita è bella.









































