Sabato 28 dicembre Hotel Residencial El Valle Huaraz
Questa mattina quando mi sveglio, realizzo davvero cosa sto per fare: scalare un ghiacciaio, il Pastoruri a più di 5.300 metri. Sbalzi improvvisi di temperatura, condizioni meteorologiche estreme, mancanza di ossigeno, ecc. Controllo la mia attrezzatura, bevo mate de coca, mi sento pronto per questa esperienza, credo. Paesaggi bucolici, piante sorprendenti tra cui le famose puyas raimondi, che ne richiedono tra i 70 e i 100 per fiorire.
Può avere fino a 20.000 fiori ma una volta fiorito muore. Devo camminare due ore per raggiungere il ghiacciaio, inizia lentamente poi diventa complicato. La pendenza è ripida, la respirazione diventa difficile, una sensazione di estrema stanchezza rende molto difficile l’avanzamento. Respiro solo dal naso, mi idrato con piccoli sorsi d’acqua, inizio a masticare foglie di coca. Mi aiuta molto, mi sono preparato per queste escursioni ma mi spingo oltre i miei limiti fisici. La mia mente è buona, sono motivato, pienamente consapevole di ciò che sto ottenendo. Pioggia, vento, freddo niente può fermarmi, vedo da lontano la forma impressionante del ghiacciaio, è una calamita, mi mette le ali, devo riuscirci. La gente si ferma lungo la strada, molti vomitano, si tengono la testa, le foglie di coca aumentano la mia determinazione. Sono lì! Sono sopraffatto dall’emozione, è bello, è puro, imponente ma anche fragile. Tocco il ghiaccio, non oso berlo, la neve che si scioglie libera virus e batteri sconosciuti. Comincia a nevicare, la mia attrezzatura è perfetta, contemplo questa meraviglia, non posso salire oltre perché hanno eretto barriere protettive. Sto superando me stesso, i miei limiti psicologici e fisici. Sto a malapena realizzando il mio potenziale, questa energia che mi guida, questo insaziabile desiderio di scoperta.
Sto realizzando i miei sogni d’infanzia, le epopee di grandi avventurieri. Sono così emozionato che scendo senza rendermene conto. Ritorno a Huaraz, breve tour della città e poi riposo perché domani altro trekking alla famosa Laguna 69.
Samedi 28 décembre Hôtel Residencial El Valle Huaraz
Ce matin au réveil, je réalise réellement ce que je vais faire : monter sur un glacier, le Pastoruri à plus de 5300 mètres. Changements brusques de température, conditions météorologiques extrêmes, manque d’oxygène, etc. Je vérifie mon matériel, je bois du matè de coca, je me sens prêt pour cette expérience, je crois. Paysages bucoliques, des plantes surprenantes dont la célèbre puyas raimondi, qui nécessite entre 70 et 100 pour la floraison. Elle peut avoir jusqu’à 20000 fleurs mais une fois fleurie, elle meure. Je dois marcher deux heures pour atteindre le glacier, ça commence doucement puis ça se complique. La pente est raide, la respiration devient difficile, un sentiment de fatigue extrême rend l’avancée très pénible. Je respire uniquement par le nez, je m’hydrate avec des petites gorgées d’eau, j’attaque la mastication de feuilles de coca.
Ça m’aide beaucoup, je me suis préparé à ces randonnées mais je pousse au delà de mes limites physiques. Le mental est bon, je suis motivé, en pleine conscience de ce que je suis en train de réaliser. Pluie, vent, froid rien ne peut m’arrêter, je vois à distance la forme impressionnante du glacier, c’est un aimant, ça me donne des ailes, je dois réussir. Les gens s’arrêtent en chemin, beaucoup vomissent, se tiennent la tête, le feuilles de coca dopent ma détermination. J’y suis ! Je suis envahi par l’émotion, c’est beau, c’est pur, imposant mais aussi fragile. Je touche la glace, je n’ose pas la boire, la fonte des neiges libère virus et bactéries inconnues. Il commence à neiger, mon équipement est parfait, je contemple cette merveille, je ne peux pas monter davantage car ils ont érigé des barrières de protection. Je suis dans le dépassement de soi, de mes limites psychologiques et physiques. Je réalise a peine mon potentiel, cette énergie qui m’anime, cette envie insatiable de découverte. Je réalise mes rêves d’enfant, les épopées des grands aventuriers. Je suis tellement survolté que je descends sans m’en apercevoir.
De retour à Huaraz, un petit y tour de ville puis repos car demain un autre trek la célèbre Laguna 69.




















