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Venerdi 27 décembre Hôtel Residencial El Valle-Huaraz
La nuit dans le bus en provenance de Lima a été hachée, fatigante. J’ai somnolé mais pas je n’ai pas très bien dormi. Arrivée à l’aube à Huaraz, changement de décor radical : froid, pluie et vent. Ça commence bien. L’hôtel plutôt rustique mais Carlos le propriétaire très avenant. Il me propose une excursion, évidemment j’accepte.

Même pas le temps de défaire les bagages que je suis déjà en route. Première étape Yungay, entièrement détruite suite à un tremblement de terre qui a déclenché une avalanche le 31 mai 1970 : bilan 22000 morts. Le site est impressionnant, la visite du cimetière glaçante. Un long chemin sinueux m’emmène à la laguna Chinancocha, à 3850 mètres dans l’immense parc national Huascaran. Le froid est vif, les sommets enneigés au fond, une eau turquoise, un silence ressourçant. Quelle merveille de la nature, je me promène sur des petits sentiers pendant deux heures, c’est paisible, c’est puissant. Je croise des rares randonneurs aussi subjugués que moi.

La pluie arrive mais ce n’est pas grave, je suis bien équipé. Je ne me lasse pas de contempler ce décor enchanté. Les paysages sont différents par rapport aux montagnes du sud, ici l’eau est omniprésente. C’est la terre des pumas, je rêve d’en voir un. Je réagis bien a l’altitude, demain je me lance défi considérable, le glacier Pastoruri à 5200 mètres. Ce soir en ville, je discutais avec des locaux sur l’incroyable beauté du Pérou, je me suis rendu compte que leur vision est complètement différente. Ils vivent tellement mal le quotidien économique qu’ils ne voient quasiment plus la beauté de leur pays. Ça explique ce laxisme, cette légèreté dans la sauvegarde des richesses naturelles. Ils étaient presque étonnés de me voir autant enjoué.

La nuit est glaciale, j’apprécie mon lit avec une tonnes d’anciennes couvertures.

Venerdì 27 dicembre Hotel Residencial El Valle-Huaraz
La notte sull’autobus da Lima è stata movimentata e stancante. Ho sonnecchiato ma non ho dormito molto bene. Arrivo all’alba a Huaraz, cambio radicale di scenario: freddo, pioggia e vento. Si sta cominciando bene. L’hotel è piuttosto rustico ma Carlos, il proprietario, è molto gentile. Mi offre un’escursione, ovviamente accetto. Non ho nemmeno il tempo di disfare le valigie perché sono già in viaggio. Prima tappa Yungay, completamente distrutta in seguito a un terremoto che scatenò una valanga il 31 maggio 1970: 22.000 morti. Il sito è impressionante, la visita al cimitero agghiacciante.

Un lungo sentiero tortuoso mi porta alla Laguna Chinancocha, a 3850 metri nell’immenso Parco Nazionale Huascaran. Il freddo è pungente, le cime innevate sullo sfondo, l’acqua turchese, un silenzio rigenerante. Che meraviglia della natura, cammino su piccoli sentieri per due ore, è tranquillo, è potente. Incontro rari escursionisti affascinati quanto me. Sta arrivando la pioggia ma non importa, sono ben attrezzato. Non mi stanco mai di contemplare questo scenario incantato. I paesaggi sono diversi rispetto alle montagne del sud, qui l’acqua è onnipresente. È la terra dei puma, sogno di vederne uno. Reagisco bene all’altitudine, domani affronterò una sfida non da poco, il ghiacciaio Pastoruri a 5200 metri. Questa sera in città, mentre chiacchieravo con la gente del posto dell’incredibile bellezza del Perù, mi sono reso conto che la loro visione è completamente diversa. Hanno così tante difficoltà nella vita economica quotidiana che difficilmente riescono a vedere la bellezza del loro paese. Questo spiega questo lassismo, questa leggerezza nella salvaguardia delle risorse naturali.

Erano quasi sorpresi di vedermi così allegro. La notte è gelida, mi godo il mio letto con un sacco di vecchie coperte.

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