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Jeudi 1 février Bientôt deux mois de voyage, 4 pays visités, je suis déjà à la moitié de mon périple. Un petit déjeuner princier préparé par mon hôte puis je commence la visite de la ville. Un bijou, maisons basses, colorées, tout est pavé, propre et tranquille. Loin de l’agitation habituelle Suchitoto se dévoile avec pudeur. Je marche lentement sous un soleil de plomb, un ciel azur, une lumière aveuglante. J’adore ces conditions climatiques, je suis dans mon élément. Quel contraste : lieu paisible aujourd’hui, fief de guérilleros il y a quelques années. Inimaginable de penser que des pages sombres de l’histoire salvadorienne se soient déroulées ici. La cathédrale majestueuse, blanche, élégante, elle domine la ville. Peu de touristes malgré sa renommée, je flâne avec délice sans itinéraire ni timing. Je m’arrête, je contemple, j’écoute les oiseaux. Les villes sont brouillantes mais pas ici. Je flâne toute la journée, j’arpente pratiquement toutes les ruelles charmé par cette architecture et cette élégance. Un vieux monsieur me regarde, je le salue,je m’assois à côté. Je me présente, je suis italien, non je suis français bref je ne sais plus… il rigole en m’offrant un bonbon. Sous son chapeau, ses traits sont durs mais son sourire est doux. J’ai enfin compris pourquoi j’aime cette région : elle me ressemble

Giovedì 1 febbraio Quasi due mesi di viaggio, 4 paesi visitati, sono già a metà del mio viaggio. Una colazione principesca preparata dal mio ospite poi inizio il giro della città. Un gioiello, case basse, colorate, tutto asfaltato, pulito e silenzioso. Lontano dal solito trambusto, Suchitoto si rivela con modestia. Cammino lentamente sotto un sole cocente, un cielo azzurro, una luce accecante. Adoro queste condizioni atmosferiche, sono nel mio elemento. Che contrasto: luogo pacifico oggi, roccaforte della guerriglia qualche anno fa. È inimmaginabile pensare che qui si siano svolte pagine oscure della storia salvadoregna. La maestosa cattedrale, bianca, elegante, domina la città. Pochi turisti nonostante la sua fama, passeggio con piacere senza itinerario né tempi. Mi fermo, contemplo, ascolto gli uccelli. Le città sono confuse ma non qui. Vago tutto il giorno, girovagando per quasi tutte le strade, affascinato da questa architettura e da questa eleganza. Un vecchio signore mi guarda, lo saluto, mi siedo accanto a lui. Mi presento, sono italiano, no sono francese, insomma non lo so più… ride offrendomi una caramella. Sotto il cappello, i suoi lineamenti sono duri ma il suo sorriso è gentile. Finalmente ho capito perché amo questa regione: mi somiglia

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