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Lunedì 30 dicembre Hotel Residencial El Valle Huaraz
Il risveglio è difficile, mi fanno male i muscoli delle gambe, la camminata di ieri è stata faticosa. Ho esitato un po’ ma la voglia di scoprire era troppo forte. Direzione Paron laguna, tre ore di sentieri battuti, attraversiamo borghi sperduti, valli spazzate da venti freddi. La gente vive in condizioni difficili, le condizioni sono estreme, i nostri occhi occidentali sono congelati, ma è così per buona parte del pianeta. Paesaggi magici, montagne scolpite dall’erosione, potenti cascate. Il nostro furgone si ferma in un ruscello, scendiamo, spingiamo, l’acqua ci arriva alle ginocchia ma nessuno si lamenta. Ripartiamo poi una quindicina di km dopo abbiamo investito una mucca sbucata dal nulla. Lei è tramortita, il furgone danneggiato ma secondo me non è il primo scontro… Ci fermiamo in uno snack bar improvvisato per una colazione frugale, all’uscita una ragazzina del gruppo viene morsa superficialmente da un cane. I cani randagi sono una piaga, sono ovunque, a volte sono molto aggressivi.
Finalmente arriviamo, per così dire, alla strada danneggiata dalle recenti piogge, dobbiamo percorrere quasi tre chilometri fino all’ingresso del lago Per fortuna non piove, una volta lì scelgo di salire sul belvedere, una salita quasi estenuante ora. Giunti in vetta la fatica è ripagata da un panorama sublime. Una vista mozzafiato sul lago, le montagne innevate, due ghiacciai, una valle strettissima e profonda. Rimango un’oretta in meditazione poi, al limite dell’ipotermia, inizio la discesa. Sono trasceso da questi paesaggi. L’energia invade il mio corpo, provo un profondo benessere. Sto passeggiando attorno al Lago Paron, non voglio tornare indietro eppure… Maria la giovane guida viene a prendermi perché siamo in ritardo. Partiamo, due km dopo ci accorgiamo di aver lasciato dietro di noi una coppia israeliana. Chiaramente andiamo a ritroso per due km su una strada in pendenza e tortuosa. Non c’è tempo per annoiarsi oggi. Ci fermiamo a pranzo, l’atmosfera è buona, musica ad alto volume, mangio un kuy, una cavia locale che sembra un grosso topo. L’avevo già assaggiato a Cusco ma oggi era tenero, delizioso. Una bella giornata, grandi incontri, una sensazione di calma accompagnata dal mio addormentarmi.
Fuori piove forte, ho caldo per una volta, nel mio letto, mi faccio cullare dal rumore assordante della pioggia.
Lundi 30 décembre Hôtel Residencial El Valle Huaraz
Le réveil est difficile, les muscles des jambes me font mal, la randonnée d’hier a été éprouvante. J’ai hésité un peu mais l’envie de découverte était trop forte. Direction la laguna de Paron, trois heures de pistes défoncées, on traverse des hameaux perdus, des vallées balayées par des vents froids. Les gens vivent à la dure, les conditions sont extrêmes, nos yeux d’occidentaux se figent mais c’est ainsi pour une bonne partie de la planète.
Paysages féeriques, montagnes sculptées par l’érosion, cascades puissantes. Notre van cale dans un cours d’eau, on descend, on pousse, l’eau jusqu’au genou mais personne se plaint. On repart puis une quinzaine de km après on percute une vache sortie de nul part. Elle est assommée,le van abîmé mais à mon avis ce n’est par la première collision… On s’arrête dans un snack improvisé pour un petit déjeuner frugale, en sortant une jeune fille du groupe se fait mordre superficiellement par un chien. C’est un fléau les chiens errants, il y en a partout,parfois sont très agressifs. Enfin on arrive, façon de dire, la route endommagée par les récentes pluies, on doit marcher presque trois kilomètres pour l’entrée du lac.Heureusement pas de pluie, une fois sur place, je choisis de grimper sur le belvédère, une montée éprouvante de presque une heure. Au sommet, l’effort est récompensé par un panorama sublime. Une vue d’enfer sur le lac, les montagnes enneigées, deux glaciers, une vallée très étroite, profonde. Je reste une heure en méditation puis à la limite de l’hypothermie j’entame la descente. Je suis transcendé par ces paysages. L’énergie envahit mon corps, je ressens un profond bien être. Je me balade autour du lac Paron, je n’ai pas envie de rentrer et pourtant… Maria la jeune guide vient me chercher car on est en retard. On démarre, deux km après on se rend compte qu’on a laissé un couple d’israéliens.
Décidément, on recule a marche arrière pendant deux km sur une route en pente, sinueuse. Pas le temps dé s’ennuyer aujourd’hui. On s’arrête pour le déjeuner, l’ambiance est bonne, musique à fond, je mange un kuy, un cochon d’Inde local qui ressemble à un gros rat. Je l’avais déjà gouté à Cusco mais aujourd’hui c’était tendre, délicieux. Une jolie journée, des belles rencontres,un sentiment d’apaisement accompagné mon endormissement. Dehors il pleut très fort, moi au chaud pour une fois,dans mon lit, je suis bercé par le bruit assourdissant de la pluie.








